Gants en cuir homme et femme : trouver sa taille et la bonne doublure
Mesurer sa taille de gants en cuir, choisir entre agneau, cerf et pécari, bien choisir sa doublure et l'entretenir : prix relevés en octobre 2026.

Points à retenir
- La mesure se prend sur la main qui portera le gant, mètre ruban à plat, enroulé autour de la paume à l'endroit le plus large, juste au-dessus du pouce et sous les articulations, main détendue et sans serrer.
- Un gant en cuir d'agneau non doublé se choisit plutôt ajusté, parce que la peau s'assouplit et se détend légèrement dès les premières sorties.
- Le cuir d'agneau reste le plus courant en ganterie fine : sa souplesse et sa légèreté en font un cuir habillé, au grain lisse, mais qui marque davantage les plis et les petites éraflures que des peaux plus épaisses.
- Le travail du cuir à Saint-Junien, en Haute-Vienne, remonte probablement aux XIe-XIIe siècles, confirmé par une mention explicite dans une chronique du XIVe siècle.
La bonne taille de gants en cuir se trouve en mesurant le tour de main à plat, au-dessus du pouce, puis en reportant ce chiffre sur une grille en centimètres plutôt qu’en se fiant à une pointure de vêtement.
Le choix du cuir, agneau, cerf ou cuir de pécari, et celui de la doublure viennent ensuite régler la souplesse, la résistance et la chaleur de la paire.
Mesurer sa main pour trouver sa taille de gants
La mesure se prend sur la main qui portera le gant, mètre ruban à plat, enroulé autour de la paume à l’endroit le plus large, juste au-dessus du pouce et sous les articulations, main détendue et sans serrer.
Le pouce ne compte pas dans ce tour : c’est la circonférence de la paume seule qui sert de référence, pas celle des doigts repliés.
Une fois ce chiffre en centimètres obtenu, il se reporte directement sur une grille de correspondance, sans conversion compliquée. Un cuir, surtout l’agneau, se détend légèrement à l’usage : à cheval entre deux tailles, mieux vaut rester sur la plus ajustée plutôt que de prendre large d’emblée.
16 à 16,5 cm
Femme, taille XXS (FR 6) : le bas de la grille, pour une main fine
19 à 19,5 cm
Femme, taille M (FR 7,5) ; chez l’homme, c’est le bas de la grille, taille XS
21,5 à 22,5 cm
Homme, taille M (FR 8,5) : la taille la plus vendue en cuir d’agneau
24 à 24,5 cm
Homme, taille XL (FR 9,5)
25 à 26 cm
Homme, taille XXL (FR 10), au-delà de ce qui reste le plus souvent stocké en boutique
Comprendre la numérotation des tailles de gants
Les étiquettes affichent selon les maisons un format lettré (XXS à XXL) ou un chiffre français allant de 6 à 10 : les deux décrivent le même tour de main en centimètres, arrondi, et ne se recoupent pas toujours d’une marque à l’autre de la même façon qu’un 38 de vêtement.
Un gant en cuir d’agneau non doublé se choisit plutôt ajusté, parce que la peau s’assouplit et se détend légèrement dès les premières sorties.
Un gant doublé, à l’inverse, demande un peu plus d’aisance : la doublure, qu’elle soit en soie fine ou en cachemire plus épais, prend elle-même un peu de place à l’intérieur du cuir. Prendre sa mesure main nue, puis comparer avec la grille propre au modèle doublé choisi, évite l’erreur la plus fréquente à l’achat en ligne.
Agneau, cerf, pécari : quel cuir pour un gant
Le cuir d’agneau reste le plus courant en ganterie fine : sa souplesse et sa légèreté en font un cuir habillé, au grain lisse, mais qui marque davantage les plis et les petites éraflures que des peaux plus épaisses.
Le cerf, plus épais, résiste mieux aux frottements et au quotidien ; en contrepartie, son grain en relief donne un aspect plus brut, moins adapté à un gant de ville très fin.
Le cuir de pécari vient d’un petit mammifère d’Amérique, proche du sanglier mais de taille réduite, confirme la fiche terminologique de l’Office québécois de la langue française ; sa parenté de grain la plus proche, le carpincho, provient elle d’un rongeur aquatique d’Amérique du Sud.
Les poils du pécari poussent par trois, ce qui donne au cuir fini une texture granuleuse reconnaissable, tout en restant souple et résistant à l’usure.

Agneau
Grain lisse, très souple
Le cuir le plus courant en gant habillé ; léger et fin, mais qui marque davantage les plis qu’un cerf.
Cerf
Plus épais, grain en relief
Résiste mieux aux frottements du quotidien ; aspect plus rustique, moins adapté à un gant de ville très fin.
Pécari
Grain granuleux, souple
Peau d’un mammifère d’Amérique ; se patine vite et résiste à l’usure plus longtemps que l’agneau ou le cerf.
Chevreau
Petite peau fine
Utilisé aux côtés de l’agneau par les ganteries françaises pour les modèles les plus fins.
Saint-Junien, la capitale française du gant en cuir
Le travail du cuir à Saint-Junien, en Haute-Vienne, remonte probablement aux XIe-XIIe siècles, confirmé par une mention explicite dans une chronique du XIVe siècle. L’activité prend une dimension artisanale structurée dès le XVIe siècle, avec une corporation de maîtres gantiers créée en 1620 ; en 1655, vingt-cinq fabricants de gants y sont déjà répertoriés.
La production s’industrialise dans les années 1830 et la ville compte, à son apogée au début du XXe siècle, une quarantaine d’entreprises employant plus d’un millier d’ouvriers ; à la Libération, elle assure encore un quart de la production nationale de gants.
Depuis 2008, le savoir-faire de la ganterie de peau de Saint-Junien est inscrit à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France. Les ganteries encore actives y travaillent surtout la petite peau : chevreau, chèvre, agneau et mouton, certaines y ajoutant le cerf.
Choisir la bonne doublure de gant
Un gant non doublé reste le plus près de la main : plus tactile, il convient aux demi-saisons mais protège peu du froid vif. La doublure en soie, fine, change à peine le volume du gant à l’intérieur du cuir tout en apportant des qualités thermorégulatrices, utiles aussi bien contre le froid que contre une chaleur excessive dans le gant.
La doublure en cachemire, plus épaisse, est nettement plus chaude que la soie et que la laine, au prix d’un gant légèrement plus volumineux une fois enfilé. La laine reste une alternative solide au cachemire, un peu moins douce et un peu moins isolante, mais suffisante pour un hiver tempéré sans faire grimper le prix de la paire.
Entretenir des gants en cuir sans les abîmer
Un gant en cuir se nettoie au chiffon doux légèrement humide, additionné d’un savon à la glycérine pour les taches du quotidien ; la tache grasse, elle, se traite en poudrant la zone de terre de Sommières, qu’on laisse agir avant de la brosser.
Le passage en machine à laver ou au sèche-linge est à proscrire : le cuir et sa doublure durcissent et perdent définitivement leur souplesse.
Porter le gant pendant son séchage aide à lui faire reprendre sa forme d’origine plutôt que de le laisser se rigidifier à plat tout seul ; le rangement se fait ensuite à plat, à l’abri de l’humidité et de la lumière directe.
Le daim et le nubuck demandent en plus une brosse crêpée dédiée, qui redonne du relief à la finition sans l’user.
Combien coûte une paire de gants en cuir
Chez une ganterie française en cuir d’agneau non doublé, une paire se trouve autour de 135 €, prix relevé en octobre 2026 chez Agnelle.
Une paire en cuir de pécari, cuir rare et plus long à travailler, grimpe nettement plus haut : environ 299 € pour un modèle homme chez l’Atelier du Gantier, à la même date, contre 187,50 € pour l’équivalent femme chez le même atelier.
L’écart entre ces deux familles de cuir ne tient pas qu’à la rareté de la peau : le pécari se découpe en plus petites pièces du fait de la taille de l’animal, ce qui multiplie les raccords nécessaires pour assembler un gant entier, et chaque paire reste montée main, piqûre après piqûre.
Questions fréquentes
Comment mesurer son tour de main pour acheter un gant en cuir ?
On enroule un mètre ruban à plat autour de la paume, au point le plus large juste au-dessus du pouce, main détendue et sans serrer. Le chiffre obtenu en centimètres se reporte ensuite directement sur la grille de tailles du fabricant choisi, sans conversion.
Pourquoi un gant en cuir de pécari coûte-t-il plus cher qu’un gant en agneau ?
Le pécari est une peau rare, issue d’un petit mammifère, découpée en pièces plus petites qui multiplient les raccords de montage. L’agneau, cuir le plus courant en ganterie, se travaille en pièces plus grandes et reste donc plus accessible.
Peut-on laver des gants en cuir à l’eau ?
La plupart des cuirs de ganterie ne supportent ni la machine à laver ni le sèche-linge, qui les durcissent et leur font perdre leur souplesse ; un nettoyage au chiffon humide et au savon glycériné suffit pour l’entretien courant. Le pécari fait figure d’exception chez certains gantiers, qui le présentent comme lavable à l’eau.
Faut-il une doublure en cachemire pour un gant d’hiver ?
Ce n’est pas obligatoire : la laine protège aussi bien du froid tempéré, à un prix moindre et avec une douceur un peu en retrait. Le cachemire se réserve aux hivers les plus rigoureux ou aux modèles les plus habillés, où sa chaleur et son toucher justifient l’écart de prix.
Sources
Wikipédia — Ganterie de Saint-Junien, consulté le 1er octobre 2026.
Isotoner — Guide des tailles et d’entretien des gants, consulté le 1er octobre 2026.
Atelier du Gantier — Conseils d’entretien et fiche produit Le Pécari Homme, prix relevé le 1er octobre 2026.
Office québécois de la langue française — Grand dictionnaire terminologique, fiches « pécari » et « carpincho », consulté le 1er octobre 2026.
Agnelle — Gant Saumur en cuir d’agneau non doublé, prix relevé le 1er octobre 2026.